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Backstage - Gay hip hop
« Move over, Eminem ! Who the fuck is 50 Cent? »
– Une nouvelle génération de rappeurs part à la conquête du monde.
Leur particularité : ces artistes sont homos.
Ce n'est pas possible ?
Oh que si !
Et leurs textes sont presque plus insolents encore que ceux de leurs petits camarades hétéro.
Fini le Pimp-Style, voici venu le temps de rappeurs très sûrs d'eux, qui sont homos et ne mâchent pas leurs mots.
- Deadlee
Los Angeles, l'un des hauts lieux du hiphop. Ici plus qu'ailleurs, le quotidien s'égrène sur fond de sexe, de violence et de drogue.
Autant de thèmes chers à la galaxie hip hop.
C'est dans cet univers que vit le rappeur Deadlee.
A première vue, un bonhomme comme la planète rap en compte beaucoup.
Deadlee: "Ils étaient tous très sympas avec moi, j'avais ma petite panoplie hip hop, je n'affichais rien du tout : ils n'auraient jamais pu deviner que j'étais gay.
Tout se passait bien.
Quand je suis monté sur scène, ils ne se doutaient pas que j'allais faire venir une drag-queen.
Elle était en retard, mais elle s'est ramenée juste avant que je commence.
J'ai mimé une petite gâterie buccale à un mec.
Ce qui a de dingue, c'est qu'après, plus personne n'osait me regarder dans les yeux."
Dans un milieu pourri par une homophobie exacerbée, la simple évocation de relations sexuelles orales entre hommes est bel et bien une provocation.
Malgré le machisme ambiant, le hip hop gay gagne du terrain en parodiant les attitudes des caïds du milieu.
Deadlee : "Tous les rappeurs font la même chose : ils ont tous l'image du mac avec toutes ses femelles en rut.
Moi, j'aimerais bien faire la version gay de ça, avec tous mes gars qui danseraient lascivement autour de moi.
Juste pour montrer le ridicule du truc.
Au début, le hip hop avait des préoccupations politiques.
Je ne sais pas pourquoi c'est devenu un mouvement tellement sexiste, avec les gangs et les macs. Tous ces clichés ne me dérangeraient pas s'il y avait autre chose. Il y a plein de rappeurs, même parmi les blacks, qui voudraient aborder d'autres choses, plus positives.
Mais personne ne veut les montrer. Faut croire que le cul, ça vend mieux. "
- gayhiphop.com
Le rappeur Johnny Dangerous a été sensibilisé au rap homo via internet, pendant l'enregistrement de son premier CD.
En surfant sur le site : www.gayhiphop.com , il a compris qu'il n'était pas seul dans son cas.
Deadlee, Johnny Dangerous et Tori Fixx se soutiennent mutuellement et organisent différents festivals aux Etats-Unis.
Leur but : se servir du rap pour tordre le cou aux clichés.
En Angleterre, Mz Fontaine et Q Boy essaient de se faire un nom dans le milieu du hip hop gay.
Après un départ commun sous le nom de Q-Fam, ils font aujourd'hui carrière en solo.
Peu importe que les artistes fassent leur coming out ou pas : dans les clubs anglais, les soirées homos ou lesbiennes, comme les nuits „Pac-Man“, sont très courues.
Une société qui contraint un musicien à se définir par son homosexualité ne devrait pas s'offusquer de voir ce même musicien parler de sexe dans sa musique.
Et le hip hop est un moyen d'expression possible.
Liens :
Gayhiphop
http://gayhiphop.com
Deadlee
www.deadlee.com
Man Parrish
www.manparrish.com
QBoy
www.qboy.co.uk
Mz Fontaine
www.mzfontaine.com
Cazwell
www.cazwell.com
www.arte.tv
Backstage - Gay hip hop
« Move over, Eminem ! Who the fuck is 50 Cent? »
– Une nouvelle génération de rappeurs part à la conquête du monde.
Leur particularité : ces artistes sont homos.
Ce n'est pas possible ?
Oh que si !
Et leurs textes sont presque plus insolents encore que ceux de leurs petits camarades hétéro.
Fini le Pimp-Style, voici venu le temps de rappeurs très sûrs d'eux, qui sont homos et ne mâchent pas leurs mots.
- Deadlee
Los Angeles, l'un des hauts lieux du hiphop. Ici plus qu'ailleurs, le quotidien s'égrène sur fond de sexe, de violence et de drogue.
Autant de thèmes chers à la galaxie hip hop.
C'est dans cet univers que vit le rappeur Deadlee.
A première vue, un bonhomme comme la planète rap en compte beaucoup.
Deadlee: "Ils étaient tous très sympas avec moi, j'avais ma petite panoplie hip hop, je n'affichais rien du tout : ils n'auraient jamais pu deviner que j'étais gay.
Tout se passait bien.
Quand je suis monté sur scène, ils ne se doutaient pas que j'allais faire venir une drag-queen.
Elle était en retard, mais elle s'est ramenée juste avant que je commence.
J'ai mimé une petite gâterie buccale à un mec.
Ce qui a de dingue, c'est qu'après, plus personne n'osait me regarder dans les yeux."
Dans un milieu pourri par une homophobie exacerbée, la simple évocation de relations sexuelles orales entre hommes est bel et bien une provocation.
Malgré le machisme ambiant, le hip hop gay gagne du terrain en parodiant les attitudes des caïds du milieu.
Deadlee : "Tous les rappeurs font la même chose : ils ont tous l'image du mac avec toutes ses femelles en rut.
Moi, j'aimerais bien faire la version gay de ça, avec tous mes gars qui danseraient lascivement autour de moi.
Juste pour montrer le ridicule du truc.
Au début, le hip hop avait des préoccupations politiques.
Je ne sais pas pourquoi c'est devenu un mouvement tellement sexiste, avec les gangs et les macs. Tous ces clichés ne me dérangeraient pas s'il y avait autre chose. Il y a plein de rappeurs, même parmi les blacks, qui voudraient aborder d'autres choses, plus positives.
Mais personne ne veut les montrer. Faut croire que le cul, ça vend mieux. "
- gayhiphop.com
Le rappeur Johnny Dangerous a été sensibilisé au rap homo via internet, pendant l'enregistrement de son premier CD.
En surfant sur le site : www.gayhiphop.com , il a compris qu'il n'était pas seul dans son cas.
Deadlee, Johnny Dangerous et Tori Fixx se soutiennent mutuellement et organisent différents festivals aux Etats-Unis.
Leur but : se servir du rap pour tordre le cou aux clichés.
En Angleterre, Mz Fontaine et Q Boy essaient de se faire un nom dans le milieu du hip hop gay.
Après un départ commun sous le nom de Q-Fam, ils font aujourd'hui carrière en solo.
Peu importe que les artistes fassent leur coming out ou pas : dans les clubs anglais, les soirées homos ou lesbiennes, comme les nuits „Pac-Man“, sont très courues.
Une société qui contraint un musicien à se définir par son homosexualité ne devrait pas s'offusquer de voir ce même musicien parler de sexe dans sa musique.
Et le hip hop est un moyen d'expression possible.
Liens :
Gayhiphop
http://gayhiphop.com
Deadlee
www.deadlee.com
Man Parrish
www.manparrish.com
QBoy
www.qboy.co.uk
Mz Fontaine
www.mzfontaine.com
Cazwell
www.cazwell.com
www.arte.tv