Télévision
Pink Narcissus
-16
Jeudi, 6 septembre 2007 à 00:25
Rediffusions :
07.09.2007 à 03:00
19.09.2007 à 01:50
(Etats-Unis, 1971, 65mn)
Réalisateur: James Bidgood
Image: James Bidgood
Montage: Martin Jay Sadoff
Avec: Bobby Kendall, Charles Ludlam, Don Brooks
Auteur: James Bidgood
Production: La Folie des Hommes, Pink Pictures Ltd.
Producteur: James Bidgood
Voyage vertigineux autour des fantasmes et des élucubrations d'un jeune homo, ce film expérimental et érotique est l'unique long métrage du photographe gay James Bidgood.
Une nuit de pleine lune, dans sa chambre, un jeune homme appelé Narcisse se regarde dans un miroir. Il se caresse les lèvres, embrasse son reflet dans la paroi. Il rêve, et ses fantasmagories deviennent réelles. Il se voit dans un habit couleur d'or toréer un motard habillé de cuir noir, rencontre un amant dans une pissotière qui lui fait une fellation. À son réveil, Narcisse prend des poses lascives. Allongé sur un lit, il se laisse encore submerger par ses fantasmes frénétiques. Tantôt il flirte avec les maîtres de la Rome antique, tantôt avec des danseurs hindous ou encore avec des marlous venus des bas quartiers d'une ville lumière.
INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES
Folies bergers
En 1971, Pink Narcissus apparaît comme un véritable objet cinématographique non identifié. D'abord, parce qu'on a rarement vu de film expérimental érotique semblable ; ensuite, parce que le réalisateur a signé d'un énigmatique "Anonymous". Le mystère alimentant la rumeur, la paternité de ce film a longtemps été attribuée à Andy Warhol... Ce n'est que trente ans plus tard que James Bidgood, le photographe américain dont Pierre & Gilles se sont inspirés, a reconnu en être l'auteur. Malgré un scénario érotique ultra-usé convoquant un enchaînement de rêves coquins, malgré la piètre qualité de l'image - le grain semblant toujours sur le point de baver - et l'absence de dialogues, Pink Narcissus impose dès les premières scènes un style sous l'influence de films comme Fireworks de Kenneth Anger et Un chant d'amour de Jean Genet. Tournées en 8 mm dans un appartement à New York, dans les années 60, sur une période de plusieurs années, ces fantaisies kaléidoscopiques, en complet décalage avec l'époque, sont rythmées par des musiques romantiques et cristallines. Dans cette atmosphère éthérée et cotonneuse, le désir de Narcisse, toujours tendu à son zénith, morbide, saisissant et épuisant, paraît la seule réalité tangible. Expérience érotique, mais aussi esthétique, d'une densité inouïe, ce home movie a gardé intact son pouvoir de suggestion.
www.arte.tv
-16
Jeudi, 6 septembre 2007 à 00:25
Rediffusions :
07.09.2007 à 03:00
19.09.2007 à 01:50
(Etats-Unis, 1971, 65mn)
Réalisateur: James Bidgood
Image: James Bidgood
Montage: Martin Jay Sadoff
Avec: Bobby Kendall, Charles Ludlam, Don Brooks
Auteur: James Bidgood
Production: La Folie des Hommes, Pink Pictures Ltd.
Producteur: James Bidgood
Voyage vertigineux autour des fantasmes et des élucubrations d'un jeune homo, ce film expérimental et érotique est l'unique long métrage du photographe gay James Bidgood.
Une nuit de pleine lune, dans sa chambre, un jeune homme appelé Narcisse se regarde dans un miroir. Il se caresse les lèvres, embrasse son reflet dans la paroi. Il rêve, et ses fantasmagories deviennent réelles. Il se voit dans un habit couleur d'or toréer un motard habillé de cuir noir, rencontre un amant dans une pissotière qui lui fait une fellation. À son réveil, Narcisse prend des poses lascives. Allongé sur un lit, il se laisse encore submerger par ses fantasmes frénétiques. Tantôt il flirte avec les maîtres de la Rome antique, tantôt avec des danseurs hindous ou encore avec des marlous venus des bas quartiers d'une ville lumière.
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Folies bergers
En 1971, Pink Narcissus apparaît comme un véritable objet cinématographique non identifié. D'abord, parce qu'on a rarement vu de film expérimental érotique semblable ; ensuite, parce que le réalisateur a signé d'un énigmatique "Anonymous". Le mystère alimentant la rumeur, la paternité de ce film a longtemps été attribuée à Andy Warhol... Ce n'est que trente ans plus tard que James Bidgood, le photographe américain dont Pierre & Gilles se sont inspirés, a reconnu en être l'auteur. Malgré un scénario érotique ultra-usé convoquant un enchaînement de rêves coquins, malgré la piètre qualité de l'image - le grain semblant toujours sur le point de baver - et l'absence de dialogues, Pink Narcissus impose dès les premières scènes un style sous l'influence de films comme Fireworks de Kenneth Anger et Un chant d'amour de Jean Genet. Tournées en 8 mm dans un appartement à New York, dans les années 60, sur une période de plusieurs années, ces fantaisies kaléidoscopiques, en complet décalage avec l'époque, sont rythmées par des musiques romantiques et cristallines. Dans cette atmosphère éthérée et cotonneuse, le désir de Narcisse, toujours tendu à son zénith, morbide, saisissant et épuisant, paraît la seule réalité tangible. Expérience érotique, mais aussi esthétique, d'une densité inouïe, ce home movie a gardé intact son pouvoir de suggestion.
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