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Monsieur Max

Vendredi, 14 septembre 2007 à 20:40
Rediffusions :
15.09.2007 à 01:05

(France, 2006, 87mn)

Réalisateur: Gabriel Aghion
Image: Patrick Ghininghelli
Musique: Antoine Duhamel
Montage: Luc Barnier
Avec: Dominique Blanc, Féodor Atkine, Jean-Claude Brialy, Jean-Claude Dreyfus, Guillaume Gallienne (Max Jacob jeune), Iliona Bachelier (Alice jeune)
Auteur: Dan Franck
Costumier: Eve-Marie Arnault
Décors: Bertrand L'Herminier
Production: ARTE France, Film En Stock, France 3, S.F.P.
Rédaction: Isabelle Huige
Son: Didier Sain


En 1944, le poète Max Jacob est arrêté par la Gestapo. Alice, une jeune orpheline qu'il a choyée quarante ans auparavant, va tenter l'impossible pour le sauver. Une fiction poignante, avec Jean-Claude Brialy dans son dernier grand rôle.


Février 1944. Réfugié dans l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, le poète Max Jacob y mène une vie quasi monastique. Un jour, la Gestapo pénètre dans le couvent et l'arrête. Quelques jours après, il est conduit au camp d'internement de Drancy. Des milliers de prisonniers y attendent leur déportation vers l'Allemagne. Ami de longue date de Pablo Picasso, et ancien du Bateau-Lavoir, Max Jacob est lié aux grandes figures du Paris de l'époque : Jean Cocteau, Jean Marais, Sacha Guitry... Mais tous ces artistes tardent à se mobiliser. Une jeune femme, Alice, que le poète a pris sous son aile lorsqu'elle était enfant, va tenter l'impossible pour le sauver...


INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES

Monsieur Brialy
Décédé le 30 mai dernier à l'âge de 74 ans, Jean-Claude Brialy interprète dans Monsieur Max son dernier grand rôle. Il incarne avec un réalisme tragique le personnage émouvant et décalé de Max Jacob. Le film retrace le parcours de cet artiste homosexuel en mal de reconnaissance, shooté à l'éther et mystique - juif, il se convertit au catholicisme -, qui vivait en marge de la société parisienne des années 40. Sur fond de réalité historique, le scénario de Dan Franck intègre une part de fiction à travers le personnage romanesque d'Alice, magnifiquement interprétée par Dominique Blanc. Un épisode méconnu de la vie de Picasso et de sa compagne de l'époque Fernande Olivier (l'adoption d'une petite fille qu'ils garderont sept mois avant de la remettre à l'orphelinat), devient l'axe majeur du film. Les scènes tournées à Drancy évoquent l'horreur nazie sans la montrer, avec pudeur et retenue. Abandonné par ses amis, le poète y mourra, quelques jours après son arrestation. Brialy, l'éternel dandy, révèle ici sa part sombre, si peu mise en scène lors de sa carrière, à l'exception des rôles que lui ont confiés Miller et Téchiné. "Maintenant, je peux partir tranquille", avait confié l'acteur, après le tournage, à Daniel Leconte, producteur du téléfilm.

www.arte.tv

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