Télévision
Johan
Vendredi, 14 septembre 2007 à 03:00
Rediffusions :
pas de rediffusions
Johan
(France, 1975, 81mn)
Réalisateur: Philippe Vallois
Scénariste: Philippe Vallois
Image: François About, Thierry Arbogast
Musique: Anton Bruckner
Montage: Marie Béhar, Philippe Vallois
Avec: Alexandre Grecq, Georges Barber, Jean-Lou Duc, Jean-Paul Doux, Manolo Gonzales, Marie-Christine Weill, Nicole Rondy, Patrice Pascal, Philippe Vallois, Yvan Roberto, Éric Guardagnan
Production: Vallois 2
Producteur: Philippe Vallois
Sur les traces du mauvais garçon dont il est amoureux, un cinéaste explore le Paris homosexuel des années 70, entre fiction et reportage, hymne érotique et journal intime. Le premier film d'auteur "gay" made in France.
Été 75. Philippe, un jeune cinéaste, rencontre Johan, un petit voyou, et en tombe amoureux. Il veut lui consacrer un film pour raconter leur histoire. Mais alors que le tournage commence, Johan est arrêté et envoyé en prison. En panne d'interprète principal, le cinéaste tente de lui trouver un remplaçant. Et de garçon en garçon, finit par jouer lui-même le rôle. Entre deux péripéties de ce "film dans le film" à très petit budget, il promène sa caméra dans le Paris d'une communauté gay encore largement clandestine.
INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES
Coming out
Hymne à la gay attitude, porté par la passion du réalisateur pour un éternel absent, décrit comme "un Freddy Mercury avant l'heure, en plus viril", Johan a fait figure en France de premier film d'auteur gay. Alternant reportage et fiction, couleur et noir et blanc (faute de moyens), il dessine, des Tuileries au boulevard Saint-Germain, des quais aux défuntes pissotières, la géographie érotique d'un Paris homo aujourd'hui presque disparu. Au-delà de cet aspect documentaire, il n'y a d'autre fil conducteur que l'obsession amoureuse et les aléas du tournage. Le non-professionnalisme des acteurs, castés la nuit au hasard des rencontres, ajoute au caractère décousu du récit. Mais dans le circuit underground auquel il se destinait, Johan fut un événement, tel un coming out collectif, dans une société où l'homosexualité devait encore se cacher. À travers cette autofiction, Philippe Vallois aborde tous les aspects de son homosexualité, passant d'une conversation avec sa mère à des scènes de sexe très crues, filmées sans artifices - coupées pour la sortie en salles et aujourd'hui rétablies. À sa sortie, le film était resté confidentiel mais fut sélectionné dans une section parallèle du Festival de Cannes, où il recueillit un certain succès critique.
Lien
www.arte.tv
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pas de rediffusions
Johan
(France, 1975, 81mn)
Réalisateur: Philippe Vallois
Scénariste: Philippe Vallois
Image: François About, Thierry Arbogast
Musique: Anton Bruckner
Montage: Marie Béhar, Philippe Vallois
Avec: Alexandre Grecq, Georges Barber, Jean-Lou Duc, Jean-Paul Doux, Manolo Gonzales, Marie-Christine Weill, Nicole Rondy, Patrice Pascal, Philippe Vallois, Yvan Roberto, Éric Guardagnan
Production: Vallois 2
Producteur: Philippe Vallois
Sur les traces du mauvais garçon dont il est amoureux, un cinéaste explore le Paris homosexuel des années 70, entre fiction et reportage, hymne érotique et journal intime. Le premier film d'auteur "gay" made in France.
Été 75. Philippe, un jeune cinéaste, rencontre Johan, un petit voyou, et en tombe amoureux. Il veut lui consacrer un film pour raconter leur histoire. Mais alors que le tournage commence, Johan est arrêté et envoyé en prison. En panne d'interprète principal, le cinéaste tente de lui trouver un remplaçant. Et de garçon en garçon, finit par jouer lui-même le rôle. Entre deux péripéties de ce "film dans le film" à très petit budget, il promène sa caméra dans le Paris d'une communauté gay encore largement clandestine.
INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES
Coming out
Hymne à la gay attitude, porté par la passion du réalisateur pour un éternel absent, décrit comme "un Freddy Mercury avant l'heure, en plus viril", Johan a fait figure en France de premier film d'auteur gay. Alternant reportage et fiction, couleur et noir et blanc (faute de moyens), il dessine, des Tuileries au boulevard Saint-Germain, des quais aux défuntes pissotières, la géographie érotique d'un Paris homo aujourd'hui presque disparu. Au-delà de cet aspect documentaire, il n'y a d'autre fil conducteur que l'obsession amoureuse et les aléas du tournage. Le non-professionnalisme des acteurs, castés la nuit au hasard des rencontres, ajoute au caractère décousu du récit. Mais dans le circuit underground auquel il se destinait, Johan fut un événement, tel un coming out collectif, dans une société où l'homosexualité devait encore se cacher. À travers cette autofiction, Philippe Vallois aborde tous les aspects de son homosexualité, passant d'une conversation avec sa mère à des scènes de sexe très crues, filmées sans artifices - coupées pour la sortie en salles et aujourd'hui rétablies. À sa sortie, le film était resté confidentiel mais fut sélectionné dans une section parallèle du Festival de Cannes, où il recueillit un certain succès critique.
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