Télévision
Le héros de la famille
COMÉDIE DRAMATIQUE
FRANCE
2006
RÉALISATEUR
THIERRY KLIFA
AVEC
CATHERINE DENEUVE
GÉRARD LANVIN
GÉRALDINE PAILHAS
VALÉRIE LEMERCIER
L'histoire :
Gabriel, le patron du «Perroquet bleu», un cabaret niçois, se suicide en se jetant dans la mer.
Il laisse son fils spirituel, Nicky, un magicien qu'il avait recueilli et qui s'occupait avec lui de la gestion du cabaret.
Des années auparavant, Gabriel animait un numéro de magie à la télévision avec Nicky et Simone qui, lors d'une brève relation, ont eu une fille, Marianne.
De son côté, Nicky est également le père de Nino, qu'il a eu avec Alice, sa première femme.
Tout ce beau monde se retrouve à l'occasion de l'enterrement. Mais chez le notaire, une surprise les attend : Gabriel lègue le «Perroquet bleu», non pas à Nicky, mais à Marianne et à Nino...
Interview de Thierry Klifa - scénariste et réalisateur :
Quel a été le point de départ du HEROS DE LA FAMILLE ? Les personnages ou l'univers de la nuit et des cabarets ?
Un peu les deux à la fois. Il y avait d'abord l'envie de raconter l'histoire d'un père avec ses deux enfants qui seraient nés quasiment en même temps mais pas de la même mère et ne l'auraient appris que bien plus tard. Et puis, il y avait aussi le désir de se retrouver dans un univers un peu marginal, plutôt bohème, lié d'une manière ou d'une autre au monde du spectacle et de la nuit. Tout de suite, j'ai su que cet homme serait un magicien. Pourquoi ? Je ne sais pas bien. J'avais été à un goûter d'enfants où il y avait un magicien qui avait attiré mon attention. Je me demandais quelle était sa vie, comment il la voyait, quels étaient ses rêves... Il suscitait un fantasme tellement évident dans le regard des enfants que ça m'avait intrigué. Je voulais un personnage qui soit une sorte de prince sans royaume. Quelqu'un qui avait toutes les qualités - séduisant, beau parleur, hâbleur - qui avait connu son heure de gloire, grâce notamment à une émission de magie à la télé, mais se retrouvait à un moment charnière de son existence comme un roi déchu, à cause de l'âge, du temps qui passe, du passé qui lui revenait en pleine figure...
L'histoire, ce pourrait être «Familles, je vous aime... malgré tout» !
Sans doute - même si, comme Gabriel, je crois plus en la famille de coeur qu'en la famille de sang. C'est en effet un film sur la transmission et l'héritage, les secrets de famille et l'appartenance malgré soi, à un milieu social et culturel... Je suis parti d'une phrase que j'avais en tête et que je voulais que le fils dise à son père : «J'ai perdu tellement de temps à essayer de ne pas te ressembler». En effet, que fait-on de la vie de ses parents, de leurs racines, de leur passé affectif, de leur sexualité, de leurs réussites et de leurs échecs ? Et qu'est-ce que les parents font de la vie de leurs enfants ? Marianne [Géraldine Pailhas] et Nino [Michaël Cohen] ont ainsi tout fait pour se créer leur propre espace vital loin - géographiquement, professionnellement et affectivement - de leur famille. Mais c'était compter sans le destin qui va les confronter à tout ce qu'ils cherchaient à fuir...
Avez-vous écrit, Christopher Thompson et vous, le scénario avec des actrices et des acteurs précis en tête ?
Oui, mais on ne le leur a pas dit ! Sauf à Michaël Cohen et à Géraldine Pailhas, à qui l'on a dit qu'on allait leur écrire les rôles d'un frère et d'une soeur. C'est une évidence qui m'a sauté aux yeux un jour en voyant sur une colonne Morris une photo d'UNE VIE A T'ATTENDRE où ils étaient côte-à-côte et où ils regardaient dans la même direction. D'autres - Catherine Deneuve, Gérard Lanvin, Miou-Miou, Emmanuelle Béart, Valérie Lemercier, etc. - nous ont inspirés à l'écriture. Leurs personnalités aussi bien que leurs rôles ont nourri leurs personnages, sans même que l'on sache s'ils joueraient dans le film. On ne leur en a parlé que lorsque le scénario a été terminé et qu'on le leur a fait lire. En tout cas, ce qui, avec Christopher, nous a donné une très grande liberté, c'est d'écrire ce scénario avant de trouver un producteur. On voulait s'embarquer dans ce projet sans s'imposer de contrainte, sans avoir de comptes à rendre pendant l'écriture, afi n de ne pas se brider, de ne pas avoir peur de nos audaces et de nos fantaisies.
De la même manière, nous nous sommes inspirés et servis de nombreuses chansons - de Line Renaud à Queen en passant par Burt Bacharach, Tony Bennett, et celles de «The Rose», que l'on a demandé à Carla Bruni d'adapter en français, et de «Maria's Lovers» - sans même savoir si l'on aurait les droits. On ne voulait rien s'interdire. Cela a été plus d'un an d'écriture, ça a été long, parfois dur. C'était pourtant jubilatoire d'avancer comme ça, libres. Heureusement, le premier producteur à qui l'on a fait lire le scénario, Saïd Ben Saïd, de UGC, que m'avait présenté Cécile Felsenberg mon agent, l'a aimé. Il a décidé avec enthousiasme et sans restriction de se lancer dans l'aventure.
www.canalplus.fr
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FRANCE
2006
RÉALISATEUR
THIERRY KLIFA
AVEC
CATHERINE DENEUVE
GÉRARD LANVIN
GÉRALDINE PAILHAS
VALÉRIE LEMERCIER
L'histoire :
Gabriel, le patron du «Perroquet bleu», un cabaret niçois, se suicide en se jetant dans la mer.
Il laisse son fils spirituel, Nicky, un magicien qu'il avait recueilli et qui s'occupait avec lui de la gestion du cabaret.
Des années auparavant, Gabriel animait un numéro de magie à la télévision avec Nicky et Simone qui, lors d'une brève relation, ont eu une fille, Marianne.
De son côté, Nicky est également le père de Nino, qu'il a eu avec Alice, sa première femme.
Tout ce beau monde se retrouve à l'occasion de l'enterrement. Mais chez le notaire, une surprise les attend : Gabriel lègue le «Perroquet bleu», non pas à Nicky, mais à Marianne et à Nino...
Interview de Thierry Klifa - scénariste et réalisateur :
Quel a été le point de départ du HEROS DE LA FAMILLE ? Les personnages ou l'univers de la nuit et des cabarets ?
Un peu les deux à la fois. Il y avait d'abord l'envie de raconter l'histoire d'un père avec ses deux enfants qui seraient nés quasiment en même temps mais pas de la même mère et ne l'auraient appris que bien plus tard. Et puis, il y avait aussi le désir de se retrouver dans un univers un peu marginal, plutôt bohème, lié d'une manière ou d'une autre au monde du spectacle et de la nuit. Tout de suite, j'ai su que cet homme serait un magicien. Pourquoi ? Je ne sais pas bien. J'avais été à un goûter d'enfants où il y avait un magicien qui avait attiré mon attention. Je me demandais quelle était sa vie, comment il la voyait, quels étaient ses rêves... Il suscitait un fantasme tellement évident dans le regard des enfants que ça m'avait intrigué. Je voulais un personnage qui soit une sorte de prince sans royaume. Quelqu'un qui avait toutes les qualités - séduisant, beau parleur, hâbleur - qui avait connu son heure de gloire, grâce notamment à une émission de magie à la télé, mais se retrouvait à un moment charnière de son existence comme un roi déchu, à cause de l'âge, du temps qui passe, du passé qui lui revenait en pleine figure...
L'histoire, ce pourrait être «Familles, je vous aime... malgré tout» !
Sans doute - même si, comme Gabriel, je crois plus en la famille de coeur qu'en la famille de sang. C'est en effet un film sur la transmission et l'héritage, les secrets de famille et l'appartenance malgré soi, à un milieu social et culturel... Je suis parti d'une phrase que j'avais en tête et que je voulais que le fils dise à son père : «J'ai perdu tellement de temps à essayer de ne pas te ressembler». En effet, que fait-on de la vie de ses parents, de leurs racines, de leur passé affectif, de leur sexualité, de leurs réussites et de leurs échecs ? Et qu'est-ce que les parents font de la vie de leurs enfants ? Marianne [Géraldine Pailhas] et Nino [Michaël Cohen] ont ainsi tout fait pour se créer leur propre espace vital loin - géographiquement, professionnellement et affectivement - de leur famille. Mais c'était compter sans le destin qui va les confronter à tout ce qu'ils cherchaient à fuir...
Avez-vous écrit, Christopher Thompson et vous, le scénario avec des actrices et des acteurs précis en tête ?
Oui, mais on ne le leur a pas dit ! Sauf à Michaël Cohen et à Géraldine Pailhas, à qui l'on a dit qu'on allait leur écrire les rôles d'un frère et d'une soeur. C'est une évidence qui m'a sauté aux yeux un jour en voyant sur une colonne Morris une photo d'UNE VIE A T'ATTENDRE où ils étaient côte-à-côte et où ils regardaient dans la même direction. D'autres - Catherine Deneuve, Gérard Lanvin, Miou-Miou, Emmanuelle Béart, Valérie Lemercier, etc. - nous ont inspirés à l'écriture. Leurs personnalités aussi bien que leurs rôles ont nourri leurs personnages, sans même que l'on sache s'ils joueraient dans le film. On ne leur en a parlé que lorsque le scénario a été terminé et qu'on le leur a fait lire. En tout cas, ce qui, avec Christopher, nous a donné une très grande liberté, c'est d'écrire ce scénario avant de trouver un producteur. On voulait s'embarquer dans ce projet sans s'imposer de contrainte, sans avoir de comptes à rendre pendant l'écriture, afi n de ne pas se brider, de ne pas avoir peur de nos audaces et de nos fantaisies.
De la même manière, nous nous sommes inspirés et servis de nombreuses chansons - de Line Renaud à Queen en passant par Burt Bacharach, Tony Bennett, et celles de «The Rose», que l'on a demandé à Carla Bruni d'adapter en français, et de «Maria's Lovers» - sans même savoir si l'on aurait les droits. On ne voulait rien s'interdire. Cela a été plus d'un an d'écriture, ça a été long, parfois dur. C'était pourtant jubilatoire d'avancer comme ça, libres. Heureusement, le premier producteur à qui l'on a fait lire le scénario, Saïd Ben Saïd, de UGC, que m'avait présenté Cécile Felsenberg mon agent, l'a aimé. Il a décidé avec enthousiasme et sans restriction de se lancer dans l'aventure.
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