Télévision
La mauvaise éducation
-12
Jeudi 21 mai 2009 à 20:45
Rediffusions :
22.05.2009 à 03:00
(Espagne, 2004, 99mn, VM)
Réalisateur: Pedro Almodóvar
Image: José Luis Alcaine
Musique: Alberto Iglesias
Montage: José Sacado
Acteur: Daniel Giménez-Cacho, Fele Martínez, Francisco Maestre, Gael García Bernal, Lluís Homar
Auteur: Pedro Almodóvar
Production: Augustín Almodóvar
L'histoire :
Deux garçons découvrent l'amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse au début des années 1960. Almodóvar explore une facette plus sombre de son cinéma, avec Gael García Bernal, d'une beauté vertigineuse.
En 1980, à Madrid. Enrique, cinéaste de 27 ans, cherche une histoire pour son prochain film. Il est approché par un jeune acteur, Angel, muni d'un remarquable scénario. L'inconnu, par ailleurs fort à son goût, affirme être Ignacio, son ami d'enfance au collège des jésuites et son premier amour. Le destin lie à nouveau les deux garçons par une sorte de providence divine. Mais Enrique, intrigué par cet Ignacio qu'il ne reconnaît pas vraiment, s'aperçoit que la réalité de leurs retrouvailles est beaucoup moins idyllique qu'il n'y paraît...
Mâle éducation
"Movida, école religieuse de province au milieu des années 1960, personnage de metteur en scène débutant sa carrière à l'orée des années 1980... Le scénario de La mauvaise éducation, s'il n'est pas proprement autobiographique, s'inspire des périodes clés du parcours de Pedro Almodóvar. [...] Dérivé ibère du Vertigo d'Alfred Hitchcock, le récit confronte la mémoire et le souvenir, fonctionnant par strates successives qui se contredisent ou s'annulent selon une spirale propre au film noir. Fidèle à son amour du genre mélodramatique, Almodóvar n'hésite pas à exhiber toutes les coutures du récit. Assumant le caractère bancal de ces arabesques (voix off explicative, recours prononcé au flash-back), les emprunts hitchcockiens se rapprochent de ceux, très maniéristes eux aussi, de Brian De Palma. Le brio décadent de ce dernier y est remplacé par une rudesse des rapports, sans doute à mettre sur le compte d'un casting quasi exclusivement masculin. Almodóvar n'apparaît pas pour autant comme un doux qui s'obligerait à un ton plus cru. Il demeure ce facétieux qui explorerait une facette plus sombre et moins fluide de son cinéma."
www.arte.tv
-12
Jeudi 21 mai 2009 à 20:45
Rediffusions :
22.05.2009 à 03:00
(Espagne, 2004, 99mn, VM)
Réalisateur: Pedro Almodóvar
Image: José Luis Alcaine
Musique: Alberto Iglesias
Montage: José Sacado
Acteur: Daniel Giménez-Cacho, Fele Martínez, Francisco Maestre, Gael García Bernal, Lluís Homar
Auteur: Pedro Almodóvar
Production: Augustín Almodóvar
L'histoire :
Deux garçons découvrent l'amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse au début des années 1960. Almodóvar explore une facette plus sombre de son cinéma, avec Gael García Bernal, d'une beauté vertigineuse.
En 1980, à Madrid. Enrique, cinéaste de 27 ans, cherche une histoire pour son prochain film. Il est approché par un jeune acteur, Angel, muni d'un remarquable scénario. L'inconnu, par ailleurs fort à son goût, affirme être Ignacio, son ami d'enfance au collège des jésuites et son premier amour. Le destin lie à nouveau les deux garçons par une sorte de providence divine. Mais Enrique, intrigué par cet Ignacio qu'il ne reconnaît pas vraiment, s'aperçoit que la réalité de leurs retrouvailles est beaucoup moins idyllique qu'il n'y paraît...
Mâle éducation
"Movida, école religieuse de province au milieu des années 1960, personnage de metteur en scène débutant sa carrière à l'orée des années 1980... Le scénario de La mauvaise éducation, s'il n'est pas proprement autobiographique, s'inspire des périodes clés du parcours de Pedro Almodóvar. [...] Dérivé ibère du Vertigo d'Alfred Hitchcock, le récit confronte la mémoire et le souvenir, fonctionnant par strates successives qui se contredisent ou s'annulent selon une spirale propre au film noir. Fidèle à son amour du genre mélodramatique, Almodóvar n'hésite pas à exhiber toutes les coutures du récit. Assumant le caractère bancal de ces arabesques (voix off explicative, recours prononcé au flash-back), les emprunts hitchcockiens se rapprochent de ceux, très maniéristes eux aussi, de Brian De Palma. Le brio décadent de ce dernier y est remplacé par une rudesse des rapports, sans doute à mettre sur le compte d'un casting quasi exclusivement masculin. Almodóvar n'apparaît pas pour autant comme un doux qui s'obligerait à un ton plus cru. Il demeure ce facétieux qui explorerait une facette plus sombre et moins fluide de son cinéma."
www.arte.tv