Décryptage
Admiral T
Polémiques autour de la tournée du chanteur Admiral T
Le directeur de la discothèque l'Exo 7, à Rouen, où le chanteur de reggae et dancehall Admiral T devait se produire le 20 novembre prochain, a décidé, suite à la forte mobilisation des associations, d'annuler le concert. «À l'évidence, nous ne nous sommes pas remémoré les différentes prises de position du chanteur», explique Jacques Hupin, le directeur de la salle, pour justifier d'avoir dans un premier temps accepté de programmer l'artiste, dont des chansons datant de 2001 étaient violemment homophobes (lire Quotidien du 26 septembre). «Après avoir été alertés, nous avons pris le temps de nous renseigner. Les explications fournies par le producteur d'Admiral T ne nous ont pas vraiment convaincus.» Jacques Hupin explique aussi s'être fait traiter d'«homophobe» et de «collabo» par les associations LGBT. «Sous les insultes, les menaces et la pression, nous avons décidé de ne pas recevoir le concert d'Admiral T.
En annulant ce concert, nous marquons notre ferme position de ne plus être associé à ce "débat/guêpier" qui devient fortement nauséabond.»
Les associations, Tjenbé Rèd en tête, continuent de faire pression sur les salles et les mairies des villes où se produira l'artiste. À Paris (Admiral T devrait se produire les 2 et 3 novembre au Bataclan), la mobilisation a donné lieu à de vifs échanges entre l'association et un chargé de mission auprès du porte-parole du maire. Il était reproché à ce dernier, qui n'a pas d'autorité administrative sur les salles de concert privées, un manque «d'autorité morale dans la ville de Paris». La candidate de l'opposition pour les municipales, Françoise de Panafieu, a également été contactée et a fait paraître une lettre pour, à son tour, relayer la charge contre la mairie de Paris.
www.tetu.com
Polémiques autour de la tournée du chanteur Admiral T
Le directeur de la discothèque l'Exo 7, à Rouen, où le chanteur de reggae et dancehall Admiral T devait se produire le 20 novembre prochain, a décidé, suite à la forte mobilisation des associations, d'annuler le concert. «À l'évidence, nous ne nous sommes pas remémoré les différentes prises de position du chanteur», explique Jacques Hupin, le directeur de la salle, pour justifier d'avoir dans un premier temps accepté de programmer l'artiste, dont des chansons datant de 2001 étaient violemment homophobes (lire Quotidien du 26 septembre). «Après avoir été alertés, nous avons pris le temps de nous renseigner. Les explications fournies par le producteur d'Admiral T ne nous ont pas vraiment convaincus.» Jacques Hupin explique aussi s'être fait traiter d'«homophobe» et de «collabo» par les associations LGBT. «Sous les insultes, les menaces et la pression, nous avons décidé de ne pas recevoir le concert d'Admiral T.
En annulant ce concert, nous marquons notre ferme position de ne plus être associé à ce "débat/guêpier" qui devient fortement nauséabond.»
Les associations, Tjenbé Rèd en tête, continuent de faire pression sur les salles et les mairies des villes où se produira l'artiste. À Paris (Admiral T devrait se produire les 2 et 3 novembre au Bataclan), la mobilisation a donné lieu à de vifs échanges entre l'association et un chargé de mission auprès du porte-parole du maire. Il était reproché à ce dernier, qui n'a pas d'autorité administrative sur les salles de concert privées, un manque «d'autorité morale dans la ville de Paris». La candidate de l'opposition pour les municipales, Françoise de Panafieu, a également été contactée et a fait paraître une lettre pour, à son tour, relayer la charge contre la mairie de Paris.
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